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« Ma seule égérie c’est la nature.
J’ai toujours essayé de l’imiter sans jamais y parvenir… »

Histoire…
Né en Argentine en 1957, Alejandro Guzzetti a vécu au Venezuela, au Portugal et en Italie, avant de déposer sa collection de coquilles, de graines, de plumes et de végétaux sonores à la Roche des Arnauds dans les Hautes-Alpes. Avec Monica (sa compagne de vie) ils créent l’association Espace Plaine et organisent des événements où l’art est considéré comme outil d’éducation et d’évolution des comportements. C’est un autodidacte et, comme tous les autodidactes, il en est fier. Aucune formation artistique, un métier «alimentaire» à Bergame pendant des années. Sa formation s’est faite dans le concret de l’existence, dans les livres, dans le besoin de créer des objets et des ambiances. Les rencontres, l’amitié, la nature sauvage ont produit cette migration et révélé ce port d’attache qu’est devenu «La Plaine». Il fut aussi un «papa poule» prenant soin de deux garçons qui, pour l’un d’entre eux, perpétue une sorte de culture migratoire et de curiosité naturelle. Sa maison est elle-même un nid où les insectes, les oiseaux et même les hommes peuvent trouver refuge. Ils y seront alors l’objet de toutes les attentions du maître des lieux et de Monica : Observations attentives et scientifiques, photos, discussions, débats, émerveillement, interrogation…

Génèse…
Pour Alejandro Guzzetti, le monde est un nid, c’est-à-dire le symbole, la manifestation architecturale et concrète des sentiments de protection, de famille, de paternité, d’esthétique. Le nid est tout à la fois le souci du parent, la perfection de l’architecte et le savoir-faire des bâtisseurs. Protection de la progéniture, le nid est un idéal, une idée, une allégorie attestant ce qu’on peut appeler «l’ordre des choses», validant la notion de perfection naturelle, comme la toile d’araignée, mais en trois dimensions, l’une englobant quand l’autre capture, les deux ayant une fonction nourricière, les deux interpellant ce qui vole. Abeille hexagonale, oiseau bâtisseur, Alejandro a trop observé la nature pour ne pas vouloir, sinon lui rendre hommage, du moins l’imiter dans son ingéniosité. Sa curiosité n’a guère de limites, elle le pousse à chercher dans les origines notre raison d’être, origine de l’homme, des espèces animales, des comportements…